L'Irlande du nord
Texte et photos d'Isabelle Mora
Mon premier voyage en Irlande m'a tellement plu que je suis repartie en février 2007, quelques mois après, sur un autre « fam trip » avec le même grossiste et toujours au départ de New York, avec la même compagne de voyage. Il est évident qu'un jour je vais y retourner pour y faire un long périple mais à ce moment-là, j'ai saisi les opportunités. Donc nous voilà en février en Irlande. Je vous conseille fortement, si vous avez le choix, d'éviter l'hiver en Irlande. Il pleut, il neige, ça fond et ça fait de la « slush » mélangée avec de la boue et il fait gris. Les saisons idéales sont l'été, le printemps et même l'automne.
Nous sommes donc arrivées à Shannon puis nous nous sommes dirigées vers Galway en nous arrêtant aux « Cliffs of Moher » (patrimoine mondial) qui sont de magnifiques falaises avec une vue surprenante sur l'océan. Un incontournable.

Cliffs of Moher
Par la suite, nous sommes allées visiter la belle grande ville de Galway et avons dormi là. Le lendemain, nous nous sommes dirigées vers Donegal, dernier arrêt avant d'aller en Irlande du Nord. Nous avons dormi là deux nuits et le soir, nous allions dans un petit bar écouter de la musique traditionnelle en buvant une pinte. Quand le bar fermait (tôt vers 22 h), le patron fermait les portes et on restait 2 heures de plus puis on partait par la porte d'en arrière...
De Donegal, nous sommes allées au magnifique château de Glenveagh et son parc national dans la ville de Glenties.

Parc national du château de Glenveagh
Nous avons par la suite traversé la frontière pour aller dans la belle ville fortifiée du 17e siècle, Derry ou Londonderry pour les protestants. C'est une petite ville qui a vécu beaucoup d'émotions et de conflits dans son histoire. Le chanteur Bonneau de U2 qui a chanté « Bloody Sunday » relate notamment un moment d'histoire conflictuel entre les catholiques et les protestants qui a eu lieu dans une grande église de la ville. Vingt-six manifestants et passants pacifistes des droits civils ont été pris pour cible par des soldats de l'armée britannique qui en a tué plusieurs. Il faut mentionner que l'Irlande du Nord appartient à l'Angleterre et que la monnaie d'échange est la livre. Les habitants sont soit de religion protestante et unionistes soit catholique et nationalistes. Chacun vit dans son quartier respectif. Encore aujourd'hui il existe des tensions entre les deux populations. Mais cela n'empêche en rien d'apprécier cette charmante ville, qui a conservé son authenticité.
Le lendemain, nous sommes allées à un autre site du Patrimoine Mondial de l'UNESCO connu comme la 8e merveille du monde, la Chaussée des Géants ou « the Giant's Causeway ». Selon une légende, deux géants ennemis vivaient de chaque côté de la mer, l'un en Écosse, appelé Benandonner, et l'autre en Irlande, nommé Fionn Mac Cumhaill. Le géant écossais traitait son rival irlandais de froussard jusqu'au jour oû celui-ci, piqué au vif, dit à l'écossais de venir se battre pour lui prouver qu'il était le plus fort ! Mais comment franchir la mer ? L'Irlandais jeta des pierres dans l'eau pour construire un chemin praticable, une « chaussée » entre l'Écosse et l'Irlande. Mais quand il vit approcher son adversaire, l'Irlandais fut pris de panique car il était beaucoup plus petit que son adversaire ! Il courut demander conseil à sa femme, Oonagh, qui eut juste le temps de le déguiser en bébé avant l'arrivée du géant écossais. À ce dernier, elle présenta son « fils », qui n'était autre que son mari déguisé. Le géant écossais, voyant la taille de ce « bébé », prit peur. Affolé à l'idée de la taille du père et par conséquent de sa puissance, il prit ses jambes à son cou et s'en retourna dans ses terres d'Écosse en prenant soin de démonter la chaussée pour que l'Irlandais ne risque pas de rejoindre son île.
En fait, la Chaussée des Géants résulte de l'érosion par la mer d'une ancienne coulée de lave fluide basaltique expulsée à l'ère tertiaire, il y a environ 40 millions d'années.

La Chaussée des Géants
Nous avons terminé le voyage à Belfast, qui ne ressemble pas du tout à Dublin. C'est une belle ville mais les rues sont plus larges et je l'ai trouvée un peu froide. Encore une fois, les catholiques et les protestants n'habitent pas les mêmes quartiers pour la plupart.
J'ai, une fois de plus, adoré mon voyage en Irlande avec ses multiples facettes et ces découvertes mystiques. Je dirais que sa force réside en ses paysages pittoresques, sa verdoyance et son peuple chaleureux riche en culture et en histoire.
|